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La saison touristique estivale de cette année 2011, qui se poursuit pendant un bon mois à Lloret de Mar, aura été celle d’un grand tournant. La plus grande station balnéaire de la Costa Brava, qui a vécu deux épisodes d’émeutes sur fond d’alcool, plaçant face à face plusieurs centaines de touristes et forces de police, a vu son image se ternir à grande vitesse. Préalablement aux incidents nocturnes, un meurtre y a été perpétré, le 18 juillet, par trois jeunes Français déjà connus pour des actes de violence, interpellés mercredi dans les départements de l’Isère et de l’Eure. Soupçonnés d’être responsable de la mort d’un jeune Britannique, deux des trois jeunes gens, âgés d’une vingtaine d’années, ont affirmé ne pas avoir pris connaissance du décès. Soupçonnés d’avoir mortellement poignardé la victime, ils ont été déférés devant le parquet de Lyon, suite à une collaboration entre les polices catalane et française.

Lassé d’actes de violence gratuite, de dérives en tout genre et de nuisances insupportables pour les habitants, le maire de Lloret de Mar, Romà Codina, a mobilisé à la hâte les autorités, notamment gouvernementales et policières, afin de procéder à un changement d’ambiance dans sa ville. En tête de file le ministre de l’Intérieur catalan, Felip Puig, a tenu à prendre personnellement en main la maîtrise des désordres, en ordonnant une opération d’éclat. La police catalane, les Mossos d’Esquadra, associée à la police municipale de Lloret et au Corps National de police espagnol, ont ainsi effectué un vaste contrôle, jeudi soir. Celui-ci s’est traduit par l’arrestation de 7 personnes et l’identification de 57 autres, très majoritairement étrangères, liées à des incivilités envers la police, des dégradations de mobilier urbain, ainsi qu’un vol. M. Codina, placé sous la forte pression de ses administrés, déclarait ce samedi, dans un élan d’autorité, «Tout n’est pas permis à Lloret. Désormais, les auteurs de délits devront payer».

Ce dimanche, la mairie de Lloret de Mar a communiqué l’arrivée d’une vague de plusieurs milliers de nouveaux touristes, principalement français et européens du Nord. Attirés par des séjours de 3 jours, ces estivants, dont certains jeunes éléments sont séduits par le tourisme festif à forte teneur d’alcool, feront immanquablement l’objet d’une surveillance particulière, selon un dispositif qui doit se poursuivre jusqu’à la fin de la saison.

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