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Depuis janvier 2012, la police municipale de Girona a répertorié et inspecté 61 maisons closes situées sur sa zone de service. Cet impressionnant réseau de bordels, qui connaît une certaine croissance depuis 2011, a été réduit de cinq établissements en raison de la présence de prostituées en situation irrégulière ou de plaines du voisinage. Ceux-ci ont tous déclaré être trop souvent dérangés par des erreurs de sonnette commises par les clients, au bas de portes d’immeubles. L’étonnante précision des informations fournies par la police municipale de Girona est justifiée par la pleine légalité, en territoire espagnol, du sexe tarifé pratiqué en milieu clos, alors que la France fait figure d’exception européenne. Ainsi, selon un rapport discret diffusé le 10 juillet, ce type de prostitution, confiné dans des appartements, est exercé par trois ou quatre professionnelles en moyenne. Leurs services seraient assimilables, en langage commercial ordinaire, à une moyenne gamme, mais, selon le corps de police de la mairie, trois de ces maisons atteignent un niveau de standing avéré et disposent de cinq employées. Il existe également à Girona un « salon de coiffure sexuel », propriété de ressortissants chinois où sont proposé des services capillaires et charnels, tandis que deux appartements hébergent plusieurs personnes travesties et transsexuelles. Il est aussi révélé que les filles proviennent d’Amérique du Sud, d’Europe de l’Est et d’Espagne. Chacune effectue une moyenne de 14 à 15 services quotidiens, sur une grille tarifaire de 20 à 200 euros, pour une moyenne proche de 60 euros.

77 % des Barcelonais, contre la prostitution sur la voie publique

Le 9 juillet, le ministre-conseiller de l’Intérieur du gouvernement catalan, Felip Puig, a annoncé l’adoption, fin 2012, d’une loi d’interdiction de ce commerce sur l’espace public. Cette mesure concerne Barcelone au premier chef, dont le quartier du Raval, voisin de la rambla, n’a jamais rompu avec sa tradition vieille de plusieurs décennies. Le même jour, la mairie de Barcelone communiquait les résultats d’une étude selon laquelle 77 % des habitants approuveraient une interdiction de la prostitution de rue. Par ailleurs, 52,4 % des sondés apprécieraient que la mairie de la capitale catalane soutienne davantage l’Agence pour une Approche Intégrale du Travail Sexuel, structure municipale consacrée à la formation et à l’insertion professionnelles des filles publiques, dans le cadre d’une reconversion valorisante.

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