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Près de 600 personnes ont pris part ce samedi à Perpigna à une marche d’opposition aux expulsions de Roms, accélérées par l’État depuis le début du mois d’août. Cette manifestation « contre la xénophobie » est descendue de la place du Puig, en plein quartier Saint-Jacques, où réside l’essentiel des 15.000 membres de la communauté gitane des Pyrénées-Orientales. Le cortège s’est rendu dans le calme jusqu’à la préfecture, dans une symbolique étudiée. Cette mobilisation était ralliée par 50 associations, ONG, partis et syndicats, parmi lesquels la Ligue des Droits de l’Homme, le Nouveau parti Anticapitaliste, le Parti Communiste et l’Europe ont conté de l’Écologie. En réalité, la communauté gitane de Perpignan, intégrée à travers la langue, s’est installée en Roussillon, lors de la première vague, dès le XIVe siècle, et n’est pas concernées par les mesures d’Etat, qui valent de vives critiques à Nicolas Sarkozy. Ainsi, le 22 août, le Pape Benoît XVI a prié la France d’«accueillir les légitimes diversités humaines», peu avant que l’ONU ne demande à Paris, le 27 août, de « garantir aux gitans l’accès à l’éducation, à la santé, et au logement». Ce même samedi, une centaine de personnesse sont rassemblées face au consulat de France à Barcelone, sur le même thème. Selon Cristóbal Laso, le vice-président de la Fédération d’Associations Gitanes de la Catalogne, interrogé pour l’occasion, « Ces déportations sont une copie conforme de cellse qu’a orchestrées le régime nazi ».

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