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La Clau
56 % des médecins généralistes nord-catalans « travaillent trop »
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La technique des pourcentages appliquée à tous les aspects de la vie sociale résume des réalités complexes, à l’exemple de l’humeur des médecins généralistes. Une enquête commandée à l’Institut CSA par l’Union Régionale des Médecins Libéraux du Languedoc-Roussillon (URPS), dévoilée le 15 novembre, révèle un surmenage en Pays Catalan, territoire qui possède un taux de 183 médecins généralistes et 159 spécialistes pour 100.000 habitants. En effet, 56 % des professionnels interrogées, en avril 2012, déclarent travailler trop, mais cette proportion est nettement supérieure dans le département de la Lozère, à 71 %, tandis que l’Aude reste limitée à 52 %. Pour les médecins spécialistes, la situation sociale est plus favorable, car 35 % d’entre eux estiment travailler trop, dans les Pyrénées-Orientales.

44 % des patients peinent à accéder aux soins

Un volet de la même étude, développé en juin 2011, éclaire sur le manque de médecins généralistes, qui concerne 44 % des patients du Pays Catalan, proportion élevée, mais modérée face aux 71 % de la Lozère. Pour les médecins spécialistes, la sensation de manque de personnel atteint 44 % dans les Pyrénées-Orientales et 63 % dans l’Aude, tandis que la situation générale aurait empiré depuis 2007 selon 73 % des nord-catalans. Cette problématique du nombre de praticiens de proximité, dans des secteurs géographiques parfois devenus des « déserts médicaux », fait l’objet d’un début de compensation par le secteur public. Le 17 novembre, la Région Languedoc-Roussillon inaugurait ainsi à Saint-Paul de Fenouillet, à 40 minutes de Perpignan, une « Maison de Santé » d’un coût de 1,5 million d’euros. Ce centre ouvert le 1er juillet est doté de 19 professionnels, dont il doit « anticiper » le « renouvellement », tout en accompagnant le « vieillissement de la population », selon l’exécutif régional, qui alerte face à une « situation démographique médicale alarmante ». La micro-région du Fenouillèdes, à cheval sur les Pyrénées-Orientales et l’Aude, est « déficitaire », d’après les critères de l’Union régionale des caisses d’assurance maladie (Urcam).

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