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5 ans après, la gêne persiste sur les émeutes du 29 mai 2005 à Perpignan
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Le 29 mai 2010, jour de la finale USAP-Clermont de rugby à XV, correspondra au cinquième anniversaire des violences urbaines contemporaines les plus graves relevées à Perpignan. Le 29 mai 2005, les émeutes s’étaient soldées par une cinquantaine de voitures incendiées, des vitrines brisées, des blessés par balles et arme blanche, et 37 personnes en garde à vue. Auparavant, le 22 mai, un homme d’origine maghrébine, avait été battu à mort par un groupe de Gitans rue Llucia, dans le quartier Saint-Jacques, puis une marche de paix menée par la communauté maghrébine avait réuni 5000 personnes, le 28 mai. Mais le lendemain, le meurtre par balles d’un autre homme d’origine maghrébine, quartier Saint-Matthieu, avait ouvert une nuit effrayante. Ces événements, qui ont justifié une visite de Nicolas Sarkozy sur les lieux de la casse, le 3 juin 2005, sont largement refoulés, au titre de la gêne et d’un nécessaire apaisement de la ville de Perpignan. Mais en souvenir de cet épisode douloureux, les Editions Trabucaire proposent « solitairement », de leur propre aveu, une journée intitulée « Comprendre et réagir », vendredi 28 mai. Sous la responsabilité du sociologue Alain Tarrius, ce forum confrontera notamment la difficulté de la « diversité » sociale face à la « mixité ».