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Les dernières données relatives au Revenu de Solidarité Active (RSA) dans les Pyrénées-Orientales, ajoutées au taux d’inactivité professionnelle, ne sont pas à même de réjouir les indicateurs socio-économiques. Les statistiques communiqués en fin de semaine dernière par l’Insee rendent compte d’une proportion de 8,3% de la population totale du territoire. Ce premier critère est celui du « RSA socle », auquel doivent être ajoutées les autres catégories de RSA afin de fournir un chiffre global. Or, l’addition produit une proportion 10,9%, soit 48 404 personnes, en situation de sauvetage social, ou d’appoint salarial fourni par l’État, à travers le Conseil Général des Pyrénées-Orientales. L’institution départementale emploie 700 personnes spécifiquement chargées de répartir ce subside, en vigueur depuis 2009, en relais du Revenu Minimum d’Insertion (RMI). Versé à des personnes qui travaillent déjà mais perçoivent des revenus faibles, le RSA peut également induire l’obligation de rejoindre le monde du travail.

L’importance territoriale de cette allocation, versée par la Caisse d’allocations familiales et la Caisse de Mutualité Sociale Agricole (MSA), situe le Pays Catalan en mauvaise posture sociale. Selon le critère cumulant les multiples RSA, alors que la moyenne française atteint 6,2 %, le record revient, sur le territoire métropolitain, au département de la Seine-Saint-Denis, à 11,3%, suivi du Pas-de-Calais et du Nord, tous deux à 11,2%, puis des Pyrénées-Orientales.

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