Langue

Avec la crise, les abandons d’animaux se sont multipliés en Catalogne du Sud, selon les observations communiquées par les responsables de chenils et les associations de protection animale. Ce phénomène, qui a augmenté de 43% en 2010, a représenté pour la seule région métropolitaine de Barcelone l’errance de 3000 chiens et chats. Cependant, les difficultés économiques ont également conduit à une augmentation des adoptions de chiens et de chats, mais le solde entre les adoptions et les abandons n’est pas suffisant, et certains centres spécialisés, tous gérés par les communes, sont absolument dépassés. Car selon un calcul consensuel, le coût induit par l’hébergement et l’alimentation d’un chien atteint 8 euros quotidiens, soit 240 par mois. Face à cette situation sans précédent, le président de l’Association Catalane des Municipalités, Salvador Esteve, a appelé de ses voeux, la semaine dernière, la révision de la loi sur les animaux, qui « interdit le sacrifice de chiens, de chats et de furets dans les locaux prévus pour accueillir les animaux de compagnie (…) sauf en cas d’impératifs humanitaires et sanitaires ». Selon lui, certaines mairies, dans le but de respecter cette loi, « investissent davantage de moyens qu’elles ne le font envers les personnes âgées, et c’est inconcevable ». A ce jour, 46 villes sud-catalanes ont exigé un moratoire sur les sacrifices d’animaux, en raison du coût à assumer. Cette prise de position suscite de grandes inquiétudes chez les associations de protection animale, qui appellent à une «euthanasie zéro».

Partager