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L’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN), dépêché à Saint-Laurent de la Salanque suite à l’explosion qui a provoqué l’effondrement de trois immeubles lundi 14 février au petit matin, doivent extraire 34 tonnes de gravats des lieux du drame. L’analyse de ces décombres, par les gendarmes spécialisés, doit permettre d’en savoir davantage sur les causes de la déflagration et les différentes phases de déconstruction survenues en quelques secondes. Cette opération relevant du “long travail de fourmi”, selon le procureur de la République à Perpignan, Jean-David Cavaillé, exigera plusieurs jours d’expertise, avant l’établissement formel de premières constatations. Déjà, de mardi 15 à vendredi 18 février, les 6 agents de l’IRCGN spécialement présents ont procédé à des prises de vue de la zone affectée et des alentours. A la façon des projets de refonte architecturale, les trois bâtiments effondrés ont été scannés et digitalisés pour être lisibles en version 3D.

Trois bouteilles de gaz vides

Selon les éléments communiqués samedi 19 février par J.D. Cavaillé, trois 3 bouteilles de gaz, dont certaines sont vides, ont été retrouvées à trois étages différents des immeubles. Accidentelle ou criminelle, l’origine de cette explosion reste à démontrer, mais la thèse privilégiée par les enquêteurs, sans certitude, est celle d’un départ de feu survenu dans un rez-de-chaussée. A cet effet, l’état du magasin présent dans l’un des bâtiments fera l’objet d’une analyse minutieuse, car ce commerce pourrait abriter des éléments déterminants.

8 morts et une trentaine de blessés

Les 8 victimes de cette tragédie sont une jeune couple de 18 et 19 ans avec leurs enfants de 1 an et 3 mois, un parent venu en visite, un autre couple, de 32 ans et 39 ans, ainsi qu’une dame de 66 ans. Les autorités policières et la justice signalent aussi quatre blessés, dont un en état grave, ainsi qu’une trentaine de blessés légers.

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