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Le supermarché du sexe « Paradise » de La Jonquera, qui profite d’une publicité inouïe suite à plusieurs menaces, renforce sa protection. Cet espace polémique a subi plusieurs attentats ou tentatives d’attentats, dont un de faible intensité le 23 décembre, avant la non-explosion d’une voiture piégée puis une alerte à la bombe qui y a semé la panique, le 1er janvier. Face à cette situation inédite, imputable au crime organisé, la direction du Paradise a annoncé le 4 janvier l’installation en urgence de 12 nouvelles caméras de vidéo-surveillance à l’extérieur du site. Ce dispositif s’ajoute aux 20 caméras déjà disposées à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement dirigé par un sulfureux propriétaire, José Moreno. Ce chef d’entreprise spécialisé dans la vente de services sexuels prévoit également de ré-hausser les murs d’enceinte de la maison close la plus connue en Roussillon, et de poster 12 vigiles entre 17 heures et 4 heures du matin, lors des heures d’ouverture, puis trois au-delà. En parallèle, les patrouilles de la police catalane, les Mossos d’esquadra, sont renforcées.

Aucune raison légale de fermer les lieux

Malgré les risques et le dommage à l’image de La Jonquera, le ministère-département de l’Intérieur du gouvernement catalan n’est pas en mesure de procéder à une quelconque fermeture administrative du Paradise. En effet, le plus grand bordel d’Europe, parfaitement légal, répond à l’ensemble des normes exigées par les autorités catalanes et espagnoles. En 2012, la mairesse de la Jonquera, Sònia Martínez, s’est plainte en vain auprès du Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne, qui a autorisé l’ouverture de ce « club », courant 2010, tandis qu’une pétition électronique rencontrait un immense succès, sans conséquences.

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