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La préfecture des Pyrénées-Orientales, à Perpignan, a présenté lundi 13 décembre une plateforme digitale qui doit permettre aux détenteurs d’armes de les déclarer, à partir de février 2022. Ces propriétaires, notamment chasseurs, sont tenus de faire savoir à l’administration quel type de matériel ils possèdent. Techniquement, le fichier national dit “Agrippa”, qui présente trop de défauts de fonctionnement et reste limité à 10 000 références d’armes, est en cause depuis plus de 10 ans. Il doit être remplacé par le “Système d’Information sur les Armes” (SIA), plus performant.

Cette déclaration des armes à feu, attendue sur l’intégralité du territoire français, concerne environ 27 500 personnes en Pays Catalan. L’enjeu est d’alimenter correctement la nouvelle base de données informatiques de l’Etat qui doit assurer le répertoire de toutes les catégories et de tous les types d’armes dont la population est propriétaire. 

Cette plateforme sera accessible le 8 février 2022, d’abord aux chasseurs, puis aux licenciés de tirs sportifs et aux collectionneurs. La déclaration sera possible jusqu’au 23 juillet 2023. Les autorités préfectorales promettent un procédé de signalement souple, adapté aux personnes peu familiarisées avec Internet. Cet inventaire doit permettre d’améliorer la connaissance globale sur les armes en circulation dans le département des Pyrénées-Orientales.

Les fusils de plus de 10 ans ne sont pas encore comptabilisés

La France compterait actuellement 7 millions d’armes à feu, mais une certaine proportion, détenues illégalement, parfois issue de trafics, échappe à la connaissance et au contrôle de l’Etat. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a avancé le chiffre de 5,4 millions déclaré dans la base Agrippa. La différence semble se situer dans la comptabilisation des fusils de chasse, dont les modèles commercialisés avant 2011. Cette incohérence doit être corrigée grâce à l’adoption du SIA, d’autant que ces armes sont particulièrement répandues. Selon l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève, la France ne comptait pas moins de 12,7 millions d’armes à feu en 2017.

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