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En Pays Catalan, la chrétienté visible de tous lors des carnavals, des fêtes pascales ou de Noël, n’a pas d’équivalent musulman, malgré une multiplication par trois, en 20 ans, des lieux de cultes dédiés à l’islam. Selon le dernier comptage communiqué ce mois de mars par l’annuaire Portail Religion, développé depuis Paris, des lieux de culte dédiés à l’islam fonctionnent à Thuir, Prades, Rivesaltes, Elne, Saint-Paul de Fenouillet ou Saint-Laurent de la Salanque, mais les régions de Cerdagne, Capcir et Vallespir n’en sont pas pourvues. Perpignan à elle seule compte 16 adresses de salles de prière aux façades banalisées, dont les activités, peu identifiables depuis la rue, se déroulent souvent dans des conditions sommaires. Ces surfaces sont généralement inférieures à 100 mètres carrés, l’habitude invitant à prévoir un mètre carré pour chaque fidèle.

Un islam fédéré, à volonté sociale

A Perpignan, les mosquées El Fath, En Nour et Es Salam, ou encore la mosquée du Champ de Mars et la mosquée turque du Bas-Vernet sont coordonnées par le Collectif des musulmans de Perpignan et des Pyrénées-Orientales. Chaque lieu est rattaché à une association culturelle, tandis que le principal temple est la grande mosquée, située en bordure de la route départementale 900 et de l’autoroute A9, à l’extérieur de la ville. Un autre, le centre culturel Al Hidaya, moins imposant mais plus digne que les salles, doit ouvrir ses portes au mois de juin à quelques centaines de mètres, dans la cité Vernet-Salanque. D’un coût total de 75.000 euros, incluant le terrain, ce site à caractère social développera deux équipe de football et une de rugby.

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