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En mars 2010, la municipalité de Figueres évoquait déjà la mise en place d’un réseau de caméras de vidéosurveillance sur certains secteurs de la ville. Après de multiples reports, voilà que la Bisbal d’Empordà, capitale de la région du Baix Empordà, au Sud de la province de Girona, devance Figueres. Depuis le 20 mai dernier, la ville, dotée de 10.000 habitants, dispose de deux appareils. Ce dispositif, d’une valeur de 12.000 euros, a pour objectif de mieux contrôler l’accès principal à la place centrale de la commune, et de surveiller le marché hebdomadaire, sujet à la petite délinquance. Toutefois, l’association Groupes de Recherche et d’Action avec les Minorités Culturelles et les Travailleurs Etrangers (GRAMC) conteste la finalité annoncée par la mairie, et se risque à affirmer que le champ visuel caméras comprend principalement des commerces gérés par des immigrés.

Figueres qui a obtenu le feu vert du gouvernement catalan en février dernier, prévoit l’installation de 17 caméras dans les jours à venir, dans certaines rues de con centre historique, auxquels s’ajouteront les secteurs de sa gare et de son hôpital. Certains appareils auront pour objectif de lutter contre la délinquance, alors que d’autres devront permettre de mieux gérer la circulation. Bien que le sentiment d’insécurité n’ait pas forcément diminué, le nombre de délits commis à Figueres a diminué de 25% sur les quatre premiers mois de cette année, par rapport à la même période de 2010. Ce chiffre devrait baisser dans les mois à venir, car la mise en place de la vidéosurveillance s’accompagne d’un renforcement des effectifs policiers, validé par la ministère-département de l’Intérieur catalan. D’ailleurs, son titulaire, Felip Puig, s’apprête à se rendre dans la ville, qui fait figure de bon élève. Ce dernier voit d’un bon œil l’arrivée de la vidéosurveillance à Figueres, après avoir souhaité que les casques des policiers anti-émeute soient équipés de caméras.

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