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Après une première journée qui a rassemblé jusqu’à 600 lycéens ce mercredi à Perpignan, un cortège de 2000 jeunes a marché dans la ville, ce jeudi, au départ de la place de Catalogne. A l’issue d’un circuit inédit, les manifestants étaient présents à 11h autour de l’Hôtel de l’Agglomération Perpignan-Méditerranée, dans le quartier Saint-Assiscle, alors que la tradition invite à des rassemblements face à la préfecture des Pyrénées-Orientales. Cette marche est encadrée par des enseignants, avec la participation d’étudiants de l’Université de Perpignan, en grève partielle depuis ce jeudi. Les lycées Lurçat, Arago, Blum, Picasso, Blanc, Maillol et Bon Secours à Perpignan, Rosa Luxembourg à Canet, De Séverac à Céret, et Renouvier à Prades, soit l’ensemble des grands établissements du Pays Catalan, sont concernés, parfois jusqu’au blocage intégral. Tandis que se développe la mobilisation des jeunes, dont la spontanéité est questionnée, un Quartier Général installé au Lycée Maillol de Perpignan structure le mouvement. Dès 7h45, une intersyndicale du Lycée Léon Blum, réunie en assemblée générale, a décidé de « poursuivre et amplifier » la « lutte contre la réforme des retraites », selon un communiqué. En cours d’après-midi, d’importantes perturbations routières se sont produites aux abords du marché Saint-Charles, où ont été observés plusieurs plusieurs foyers pneus enflammés. Dans ce secteur, plusieurs dizaines de lycéens ont défilé avec des militants CGT, dans une alliance toute nouvelle. Pour la suite des événements, ce vendredi matin, les personnels grévistes procéderont à la « mise en deuil de la plaque commémorative » de Léon Blum, sur le fronton de l’établissement, situé dans le quartier du Moulin à Vent. Parallèlement, le centre des impôts du quartier Saint-Gaudérique de Perpignan, et celui de Rivesaltes, sont d’ores et déjà bloqués.

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