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La banalisation de l’avortement en largement engagée en Catalogne du Sud, à l’image d’un contrat passé entre le gouvernement catalan et deux cliniques privées de Barcelone. Cette convention, dotée d’un budget de 3,5 millions d’euros la première année, permettra de réaliser 13.000 interruptions volontaires de grossesse (IVG), et évitera aux demandeuses d’avancer la somme nécessaire à leur avortement accompli dans un délai maximal de trois semaines après la fécondation. Ce contrat, qui permettra dès le mois d’octobre de favoriser les IVG dans le cadre d’un financement public, prendra effet pendant 5 ans. Le document fondateur, révélé dimanche, induit une dépense globale de 14,2 millions d’euros, les interventions prévues représentant un coût de 230 à 1300 euros. Parmi les deux cliniques sélectionnées lors d’un appel d’offres public, l’une prévoit d’effectuer 920 avortement mensuels sur la période indiquée, tandis que l’autre, plus modeste, se limitera au nombre de 148, soit un total de 13.000 opérations annuelles. Ce volume représente la moitié exacte des IVG pratiqués en 2009 en Catalogne du Sud, selon les données les plus récentes.

La formule mise en place répond à la politique mise en place par le gouvernement espagnol de José Luis Rodríguez Zapatero en 2010. Selon cette stratégie de grande échelle, assortie d’une modification de la loi, l’avortement en Espagne est libre jusqu’à la 14ème semaine de grossesse. Pour leur part, les formules abortives sans intervention, conseillées lors des 7 premières semaines, sont actuellement proposées par 10 établissements hospitaliers sud-catalans, via la pilule RU-486. Prochainement, une dizaine d’établissements se joindra aux premiers, selon les dispositions émises par le gouvernement catalan. En outre, les pharmacies de Catalogne du Sud délivrent mensuellement 9000 pilules du lendemain, auxquelles s’ajoutent celles que distribue le réseau sanitaire.

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