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Un dispositif d’éradication de la prostitution routière lancé début juin par le gouvernement de Catalogne a permis de dresser 104 procès-verbaux à l’encontre de 104 professionnelles et de 164 clients dans la province de Girona. Cette politique, réservée aux axes gérés par l’administration catalane, est relayée par les policiers catalans, les Mossos d’esquadra. Selon plusieurs observations menées depuis début septembre sur la route reliant La Jonquera à Besalú, en ligne droite vers le Sud, les prostituées ordinairement présentes se sont raréfiées. Cette opération, réprouvée par plusieurs syndicats de police jugeant qu’elle n’incombe pas à leurs agents adhérents, a également permis l’arrestation de 15 proxénètes, immédiatement traduits en justice. Ce bilan a été dressé le 18 septembre à Figueres, lors d’un conseil des maires de la zone géographique de l’Alt Empordà. Courant juillet, pour parfaire le quadrillage routier de la Catalogne du Sud, le département de l’Intérieur du gouvernement catalan a sollicité le gouvernement espagnol afin de pouvoir contrôler aussi la route nationale II, qui joint La Jonquera à Barcelone. Cet axe comporte encore de nombreuses prostituées en attente contre les glissières de sécurité ou sommairement installées sur des chaises en plastique. L’acte sexuel tarifé s’effectue généralement à bord des véhicules des clients, dans les sous-bois environnants.

Ils paient instantanément pour ne pas recevoir l’amende chez eux

Les témoignages de plusieurs agents chargés de l’élimination de la prostitution routière en Catalogne du Sud concordent sur le fait que les clients paient leurs amendes sur le champ, en liquide. Cette attitude est provoquée par la panique de ces consommateurs menacés de recevoir les procès-verbaux à domicile, dans le cas de paiements différés. Les sanctions varient de 300 à 30.000 euros selon la nature du délit, mais ce dernier montant n’a encore jamais été exigé.

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