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Ce mardi à Madrid, le Premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero a publiquement annoncé sa nouvelle vision de l’Espagne, bien plus centraliste que l’actuelle. Lors d’un discours prononcé au Sénat espagnol, M. Zapatero a considéré « terminée » l’étape historique de « l’auto-gouvernement » des 17 régions autonomes qui composent le puzzle de l’Espagne, dont fait partie la Catalogne du sud, et a demandé la coopération de ces entités distinctes pour lutter contre la crise et réduire le déficit. José Luis Rodríguez Zapatero, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) n’avait jusque-là jamais exprimé une sensibilité comparable, dont l’aveu a créé une grande surprise. Selon la Constitution espagnole de 1978, les communautés «autonomes» espagnoles, difficilement comparables aux «régions» françaises en termes de liberté d’initiative et de finances, particulièrement au Pays Basque et en Catalogne, assument bonne part des destinées de la société. Selon M. Zapatero, «l’Etat des autonomies » a joué un rôle « extrêmement positif » dans la consolidation de démocratie, après la mort du général Franco, en 1975. Désormais, l’Espagne doit solder cette étape, selon lui, et créer une « coopération pour que l’ensemble du système et son modèle fonctionnent mieux. »

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