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Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, a très officiellement annoncé, ce samedi matin, qu’il ne briguera pas un troisième mandat. Elu une première fois en 2004, 3 jours après les attentats islamistes du 11 mars de la même année à Madrid, « ZP » comme le surnomment ses compatriotes, a été réélu en mars 2008. Mais son second mandat a été consacré presque intégralement à la lutte contre la crise. Autant dire que la cure d’austérité qu’il administre à l’Espagne a sérieusement altéré sa popularité. La confirmation de son départ a été effectuée par l’intéressé, lors du Comité Fédéral du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE). Depuis plusieurs semaines, la rumeur était si persistante que la presse ibérique s’était lancée dans des pronostics sur la date de l’intervention du chef socialiste sur ce sujet crucial.

Selon les observateurs de la vie politique espagnole, cette annonce a été effectuée très volontairement avant les élections municipales du 22 mai, prévues dans l’ensemble de l’Espagne. En vue de l’échéance de 2012, on se bouscule déjà au portillon pour mettre en place des primaires socialistes espagnoles, en écho à la procédure française. L’actuel Ministre de l’Intérieur, premier vice-président du gouvernement espagnol et porte-parole du gouvernement, Alfredo Pérez Rubalcaba, semble être le ”meilleur d’entre eux”. Le seul problème est qu’il ne serait pas favorable à des primaires. Parmi ses rivaux potentiels, le plus menaçant est la Catalane Carme Chacón, ministre de la Défense depuis 2008. Agée de quarante ans, elle incarnerait un changement générationnel, par rapport à Rubalcaba, de vingt ans son aîné. Malgré cet avantage de taille, il reste à savoir si le PSOE et les Espagnols, sont prêts à envoyer une Catalane au Palais de La Moncloa, siège de la présidence espagnole.

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