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Ce vendredi, depuis Bruxelles, le premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero a enfoncé le clou sur les retraites espagnoles. A l’issue d’une année extrêmement tendue sur cette question, le leader socialiste a affirmé le maintien de sa proposition repoussant de 65 à 67 ans l’âge légal de l’activité professionnelle. Cette proposition comprendra des « facteurs de flexibilité raisonnables », adaptés aux caractéristiques de chaque personne, et fera l’objet d’un consensus avec les autres partis politique, mais M. Zapatero s’avoue décidé à agir en minorité, en cas d’absence de positions communes. Le président du gouvernement espagnol a ainsi déclaré «Nous devons allonger le temps passé à travailler », après avoir rappelée que l’âge moyen de départ à la retraite en Espagne est à l’heure actuelle de 62,6 ans, une situation «intenable», selon lui. Dans l’état actuel des finances de son pays, M. Zapatero envisage d’énormes difficultés pour la sécurité sociale espagnole à partir de 2026, si aucune réforme n’est mise en place. Dans un climat populaire, syndical et politique hostile, alors que la gestion socialiste des affaires de l’Etat espagnol suscite des doutes croissants, le premier ministre estime courageusement que les « intérêts électoraux » ne primeront pas sur les grandes décisions de Madrid. Selon lui, l’Espagne devra faire face dans 15 ans au « boom démographique de 1969 et à la croissance de l’immigration », qui provoquera une augmentation subite du nombre de retraités. Il maintient donc le 28 Janvier 2011 comme date d’adoption de la réforme des retraites, sans hésiter à souligner, au prix de se rendre antipathique, « nous devons faire des sacrifices » pour retrouver « la confiance, la prospérité et l’emploi. »

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