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La Clau
Zapatero dissout le parlement espagnol, avant les législatives du 20 novembre
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Avec quatre mois d’avance sur la date initialement prévue, l’ensemble de l’Espagne élira un nouveau Parlement, les « Cortes », le 20 novembre. Cette anticipation électorale a été choisie par le premier ministre, José Luis Rodriguez Zapatero, face aux instabilités suscitées par la précarité politique du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), face au Partido Popular (PP). Ce lundi, M Zapatero a dissous le Parlement, en prévision des élections législatives du 20 novembre, lors desquelles le PP, qui a quitté le pouvoir central espagnol en 2004, pourrait obtenir la majorité absolue, soit 46% des suffrages, pour 31,4% attribués au PSOE, selon un sondage publié ce lundi à Barcelone par le journal El Periódico de Catalunya, réputé socialiste. Le parti de l’ancien premier ministre José María Aznar totaliserait ainsi de 185 à 189 sièges, contre 152 dans l’actualité, tandis que le PSOE, avec 121 élus contre 169 jusqu’à ce jour, réaliserait le pire résultat de son histoire.

Ces élections
, appelées « générales » en Espagne, ne constituent pas une limite pour José Luis Rodríguez Zapatero, qui affirmait, quelques instants après la dissolution, que la crise économique serait résolue « plus tôt que tard ». Les difficultés insurmontables par son exécutif justifient une grogne opposante, malgré la mise en place de mesures, issues de la gauche espagnol, que n’oserait pas présenter la droite française. La retraite à 67 ans, ou la possibilité octroyée aux patrons de flexibiliser l’emploi, font partie d’une longue liste de mesures, qui ont débuté en 2010 par une baisse de 5% du salaire de tous les fonctionnaires d’État.

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