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La Clau
« Welcome to Catalan Country », marketing territorial à Perpignan
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La forte affluence touristique du mois d’août dans les Pyrénées-Orientales est mise à profit par le parti politique Convergence Démocratique de Catalogne (CDC). Ce samedi 9 août, la formation d’Artur Mas a apposé à Perpignan une banderole portant la mention « Welcome to Catalan Country ». Cette initiative vient à rappeler « l’importance du tourisme ici » et souligne la « nécessité (…) de promouvoir institutionnellement une image positive, authentique », correspondant à la « réalité culturelle, géographique et historique » du territoire, selon le parti centriste. CDC dénonce au passage « l’extrême confusion qui règne dans la politique d’image et de promotion économique menée par le Conseil Général des Pyrénées-Orientales ». Selon la formation, l’institution départementale obéit aux « directives » de la Région Languedoc-Roussillon « héritées de la Septimanie de Georges Frêche », traduites en « Sud de France », et renonce à une « identification propre ». Pour le parti décentralisateur, ce choix « très coûteux pour les contribuables (…) dilue notre image de territoire à forte identité : il la brouille et la dévalue ». Alors que la France comprend la Corse, la Bretagne et le Pays Basque, régions historiques mise en avant par CDC, il existe aussi un « Pays Catalan », appellation qui « sert notre image de territoire ».

10 jours après le sacage de la Porte des Pays Catalans

L’installation de ce signal géographique s’est produite quelques jours après la destruction des symboles identitaires de la Porte des Pays Catalan, située en bordure de l’autoroute A9. Cette dégradation, effectuée le 30 juillet, est une « profanation », selon les Jeunes Démocrates des Pyrénées-Orientales, rattachés au Modem de François Bayrou. Elle exprime « ce que le nationalisme français a de plus abject : le rejet de l’autre », selon le parti Unitat Catalana. Pour le Parti Nationaliste Catalan (PNAC), elle révèle un « anticatalanisme latent », tandis que le Foment 11 de Setembre craint « d’autres attentats ». Dans des sensibilités variables, les organisations procatalanes des Pyrénées-Orientales déplorent les faits. En septembre 2003, le monument visé était inauguré par celui qui présiderait la Catalogne sept ans plus tard, Artur Mas.

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