Langue
Vers une candidature républicaine aux élections générales espagnoles de 2012
Langue

Alors qu’en 2007, le royaliste Yves-Marie Adeline, ne parvenait pas à obtenir les 500 parrainages pour être candidat à l’élection présidentielle française, outre-Pyrénées ce sont les républicains espagnols qui préparent leur retour sur la scène politique pour les élections générales de 2012. Ce jeudi 14 avril prochain, jour du 80ème anniversaire de la proclamation de la Seconde République Espagnole, qui a tenu de 1931 à 1939, sera l’occasion, pour cette mouvance, de ressortir de l’anonymat. Ce pari n’est pas encore gagné, car le premier défi des républicains sera d’assurer leur propre unité. Union Républicaine (UR) souhaite fédérer plusieurs formations républicaines, comme l’Action Républicaine Démocratique Espagnole (ARDE), le Parti Républicain Blasquiste, originaire du Pays Valencien, qui a dirigé à plusieurs reprises la mairie de València, entre 1901 et 1923, ou encore la Gauche Républicaine (IR), dont deux factions se disputent la légitimité face aux tribunaux. S’ajoutent à celle liste toute une série d’associations et collectifs républicains.

Face à cette diversité, ou plutôt cette dispersion, il n’est pas étonnant d’entendre le président de l’UR, Manuel Sender, qualifier de « prématurée » une alliance pour les élections municipales de mai prochain. Car il s’agira d’abord de mettre en avant les dénominateurs communs à toutes ces formations, et se contenter des voix des républicains fédéralistes, sans pouvoir compter sur l’appui de la Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), formation importante, mais souverainiste catalane. Toutefois, cette volonté d’émancipation de l’Espagne face aux vieilles familles royales européennes est très balbutiante. En Australie, lors des élections d’août 2010, ce fut un des arguments de Julia Gillard, l’actuelle première ministre travailliste. Enfin, c’est également en Australie, à Melbourne, lors de la finale de la coupe Davis 2003, que l’hymne républicain espagnol, Himno del Riego, a été entendu pour la dernière fois dans un contexte officiel, mais il s’agissait d’une erreur des organisateurs.