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La Clau
Vers un raz-de-marée de CiU aux élections catalanes de dimanche 28 novembre
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Les quatre derniers sondages autorisés publiés ce dimanche, à sept jours des élections du parlement de Catalogne, confirment les intentions de vote. L’hémicycle de Barcelone, composé de 135 sièges, pourrait recevoir de 61 à 64 députés de la coalition centriste et nationaliste catalane Convergence et Union (CiU), qui n’atteindrait pas la majorité absolue, située à 68 députés. La deuxième force parlementaire, le Parti Socialiste de Catalogne (PSC), mené par l’actuel président catalan José Montilla, placerait seulement entre 30 et 32 élus, le pire résultat de son histoire. De toute évidence, le triparti formé par ce dernier depuis 2003 partirait en fumée, victime d’une lassitude de l’électorat. Cette formule de gouvernement de gauche, actuellement au pouvoir, reste tiraillée entre le même PSC, attaché à Madrid, la Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), frontalement opposée au centralisme espagnol, et les post-communistes Initiative pour la Catalogne. Un autre chamboulement important pourrait cependant se produire concernant la troisième place au parlement, qui devrait revenir au très droitier Partido Popular (PP), crédité de 17 à 19 voix. Menée par une candidate très médiatique, Alícia Sánchez-Camacho, qui revendique une Catalogne à deux drapeaux, l’espagnol et le catalan, le PP dépasserait ERC, qui n’obtiendrait que 21 élus, au lieu de 21 dans l’actualité.

Les intentions de vote, publiées ce dimanche par les journaux La Vanguardia, El Pais, El Mundo et ABC, ne font aucun doute sur une victoire d’Artur Mas, leader de CiU, deux fois malheureux lors des précédentes élections. Ainsi, en 2006, son parti avait obtenu 48 députés, mais José Luis Rodríguez Zapatero avait exigé à M. Montilla, depuis Madrid, de maintenir un pouvoir socialiste en Catalogne, moyennant le triparti, devenu une entente artificiel. Cette solution, vouée à renforcer la stabilité de la politique générale espagnole, s’apprête à disparaître, face aux 40% attendus par M. Mas, alors que les socialistes sud-catalanes s’attendent à un résultat de 21%. D’autant plus que dans la dernière ligne droite, M. Montilla peut avoir commis une erreur, la semaine dernière, en annonçant son intention de ne pas se représenter après l’échéance actuelle, c’est à dire en reconnaissant son usure. Face à lui, la marche d’Artur Mas vers le siège du gouvernement devrait être imparable. La « fabrication » politique, vers le rôle de président, de ce Barcelonais anglophone et francophone, a débuté il y a 20 ans. Elle est le fruit de la volonté de l’ancien président Jordi Pujol, dont le rôle dans la campagne est volontairement limité à une présence physique dans les meetings.

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