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Une série de sondages préalables aux élections catalanes du 25 novembre fournit des surprises depuis plusieurs semaines, car la constitution d’un bloc souverainiste majoritaire peut constituer la donnée principale de ce scrutin. Cependant, si le parti au pouvoir en Catalogne du Sud, Convergence et Union (CiU), peut frôler la majorité absolue, une étude publiée le 17 novembre par le quotidien El Periódico de Catalunya situe aux nues le challenger indépendantiste Gauche Republicaine de Catalogne (ERC). Ce parti, évalué fin septembre à 13 sièges de députés au Parlement autonome, à Barcelone, en obtiendrait 19 ou 20, CiU passant de 66 à 67, à 62 à 64. Sans majorité absolue, la coalition fondée par Jordi Pujol, président catalan de 1980 à 2003, puis relayé par Artur Mas en 2010, pourrait être de composer avec la mouvance de gauche indépendantiste, pour laquelle un Etat catalan n’est pas une idée nouvelle, contrairement aux desseins présidentiels clairement affirmés depuis moins d’un an. ERC, qui a choisi le message électoral « Un nouveau pays pour tous », reçoit le soutien appuyé de Lluís Llach, auteur de la chanson de lutte L’Estaca, hymne de l’équipe de l’USAP.

100 députés indépendantistes sur un total de 135

Selon cette dernière hypothèse sondagière, le bloc souverainiste parlementaire pourrait être composé de 100 députés, par l’ajout des partis Initiative pour la Catalogne-Les Verts (ICV), Candidature d’Unité Populaire (CUP) et Solidarité Catalane pour l’Indépendance (SI). Mais le bloc adverse accuserait une dégringolade du Parti Socialiste de Catalogne, favorable à une Espagne fédérale, crédité de 15 à 17 sièges, ERC devenant la principale force de gauche du territoire. Le Parti Popular obtiendrait entre 15 et 17 sièges et Ciutadans (citoyens), parti à rapprocher du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement, serait représenté par 6 à 7 élus.

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