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La réunion du Languedoc-Roussillon et de Midi-Pyrénées au 1er janvier 2016 interpelle l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI). Le 27 septembre, la formation française sera en Université d’été au Camping de la plage de Sainte-Marie-la-mer. Le parti de Jean-Louis Borloo présentera sur le sable son programme pour les élections régionales, en insistant sur la fusion des régions. Le programme annonce «Quels sont les enjeux économiques de notre nouvelle région Grand Sud ?» et «Quel respect des équilibres entre Montpellier, Toulouse, les autres villes et territoires ?». Le président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, l’ancien maire de Perpignan et ancien président de l’Agglomération Perpignan Méditerranée, Jean-Paul Alduy, ainsi que 13 responsables départementaux UDI de la future grande région sont annoncés. Selon l’énoncé officiel, seul le cadre national sera abordé, depuis Toulouse.

Le Sud «parfaitement négligée par nos grands élus»

Tout aussi centriste, Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) aborde aussi les questions économiques et territoriales. Mais le «Grand Sud» n’est pas le même. Le 15 septembre, le parti centriste catalan organisait une conférence de rentrée à Perpignan sur le thème «Catalogne indépendante ? Impacts en Catalogne du Nord», sujet «parfaitement négligé par nos grands élus», souligne un communiqué. L’allusion à l’UDI, aux Républicains ou au Parti Socialiste ne semble pas intentionnée, mais elle ne fait aucun doute. Cette rencontre à participation enviable a permis à Pierre Becque, avocat au barreau de Perpignan et ancien maire de Banyuls-sur-mer, de décrire la future Catalogne du Sud comme une «Suisse du Sud de l’Europe». De son point de vue, la concurrence espagnole en Roussillon serait amoindrie par les dispositions d’un Etat catalan «plus européen que l’Espagne». L’avenir géopolitique intéresse l’UDI et CDC, sur des représentations mentales radicalement divergentes.

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