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Le parti «Ciudadanos», piste d’atterrissage politique de Manuel Valls en Catalogne du Sud, a exclu l’intéressé. Cette rupture exigée par le président de ce parti ouvertement espagnoliste, Albert Ribera, a été approuvée par son bureau exécutif ce lundi 17 juin. Il est reproché au politicien français d’avoir offert, samedi 15 juin, son soutien à la maire de Barcelone, Ada Colau, d’obédience marxiste-léniniste. Cet étrange appui a permis de barrer la route à Ernest Maragall, membre de la Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), de gauche indépendantiste, vainqueur des élections municipales, le 26 mai. Jouant une partition très personnelle, Manuel Valls a conçu une alliance des contraires, en trahissant Ciudadanos, ennemi de Mme Colau, ambiguë au sujet de la souveraineté catalane. Néanmoins, pendant toute la campagne électorale, soldée pâr 12% en sa faveur, Manuel Valls n’a cessé de scander sa volonté de stopper le « populisme » à Barcelone, c’est-à-dire Ada Colau, selon une approche française de la réalité.

Un siège solitaire au conseil municipal de Barcelone

Faiseur de reine en facilitant le reconduction d’Ara Colau, militante du droit au logement et de l’arrivée des migrants, l’ancien socialiste qui souhaitait expulser les Roms du territoire français, siègera seul au conseil municipal de Barcelone. En effet, à l’issue du divorce, les trois conseillers municipaux membres de Ciudadanos disposeront d’une voix « propre et individualisée », selon Inés Arrimadas, secrétaire générale du parti.

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