Langue

A deux semaines des élections pour ou contre l’indépendance de la Catalogne, la Commission européenne a délivré une donnée de taille, ce jeudi. Une sécession entraînerait la sortie de l’Union européenne et le territoire devrait formuler une nouvelle demande d’adhésion. «Si une partie d’un Etat membre cesse de faire partie de cet Etat, parce que ce territoire devient un Etat indépendant, les traités cessent de s’appliquer plus longtemps», a souligné Margaritis Schinas, premier porte-parole de la Commission. Ce dirigeant grec a insisté : «Une nouvelle région indépendante, du fait même de son indépendance, deviendrait un pays tiers par rapport à l’UE et pourrait alors poser sa candidature pour devenir un membre de l’Union». Lors du référendum écossais, en 2014, une réponse identique avait été fournie.

Un processus comparable avec l’OTAN

Parallèlement, une éventuelle indépendance catalane interpelle l’OTAN, dont l’Espagne est un membre stratégique. « Un territoire se séparant d’un Etat membre de l’OTAN ne saurait rester automatiquement membre de l’Alliance », estime l’un de ses responsables, interrogé par l’Agence France Presse. Une Catalogne indépendante souhaitant rejoindre l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord devrait «suivre les procédures en place», mais avec l’accord des pays membres. Dans ce cas, l’appui de l’Espagne serait probablement à écarter.