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L‘épisode loufoque que traverse le PS du Pays Catalan, composé de militants inscrits et de dirigeants punis par la direction du parti, qui les a destitués en raison de leur fidélité à Georges Frêche, précède un retour à la logique. Exhortée la semaine dernière à assumer son rôle de numéro 1 par intérim, la trésorière fédérale du parti, Marie-Pierre Sadourny-Gomez, s’est exécutée mercredi en reprenant les rênes de la communication socialiste. Désormais doté d’une tête officielle, le parti, qui détient le Conseil Général des Pyrénées-Orientales et nombre de réseaux décisionnels, amorce une période d’étranges réconciliations de façade. Car Mme Sadourny-Gomez n’a jamais renié l’ancien secrétaire fédéral Jacques Cresta ni Christian Bourquin, homme fort du parti au niveau territorial, pourtant indésirables aux yeux de la première secrétaire nationale, Martine Aubry. Ces deux personnalités restant indispensables au socialisme dans les Pyrénées-Orientales, l’avenir repose en bonne partie sur Mme Sadourny-Gomez, invitée à assurer le lien entre Perpignan et Paris. A son issue, la mission de réconciliation entre les exclus et la centrale socialiste parisienne, promise par Mme Aubry, devrait pourvoir résumer la situation actuelle à une mise en quarantaine.

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