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Le centre pénitentiaire de Perpignan, à l’intérieur duquel des incidents et des violences se produisent régulièrement, a été le théâtre d’une agression, ce mercredi. Lors d’une opération de fouille habituelle, qui de déroulait au parloir réservé aux famille, un surveillant s’est fait bousculer contre l’arête d’un mur. A l’occasion du simple exercice de son activité professionnelle, celui-ci avait aperçu un paquet dissimulé « dans l’entrejambe » d’un détenu, selon les précisions fournies ce jeudi par Johann Reig, le secrétaire territorial du syndicat pénitentiaire UFAP/UNSA. L’homme s’est rebellé et a refusé de remettre ce paquet au surveillant, tout en le bousculant, avant de tenter s’enfuir en courant. Intercepté par un autre surveillant, et maîtrisé, ce « dealer agresseur » a fait l’objet d’une plainte en justice déposée par la victime de l’agression. De par le fait, il s’avère que le paquet en question contenait une certaine quantité de drogue, remise par un proche au prisonnier, lors d’une entrevue encadrée par le personnel.

Cet incident s’est produit l’avant-veille de la visite à Perpignan, très attendue par les adhérents, du secrétaire général de l’UFAP/NSA. Alors que les agressions à l’encontre du personnel pénitentiaire perpignanais se multiplient depuis plusieurs années, sans réelle adaptation des moyens, Jean-François Forget se rend sur place. En tant que représentant national de la première organisation syndicale pénitentiaire, ce haut responsable est chargé de se faire le porte-parole d’une profession en proie au malaise, au sein d’un établissement dont la dernière alerte à la surpopulation a été donnée en mai dernier. Actuellement, la prison de Perpignan héberge 650 détenus, parmi lesquels 50 femmes, et 280 employés.

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