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Le président de la région Languedoc-Roussillon a largement rentabilisé sa venue à l’usine de Paulilles, vendredi dernier, en évoquant notamment les avancées du chaînon manquant de la ligne TGV entre Perpignan et Montpellier, parmi les derniers de France. Outre évoquer la « bagarre » pour faire avancer ce dossier, dans laquelle il n’a « pas été aidé par tout le monde » hormis par les présidents socialistes des Conseils Généraux du Gard de l’Aude et des Pyrénées-Orientales, Georges Frêche a signalé sa fierté d’avoir « décroché la partie Toulouse-Narbonne », avant d’informer que les travaux commenceraient l’an prochain pour le contournement de Nîmes et Montpellier. Enfin, le président régional a signalé la désignation, le 9 septembre, du Commissaire chargé de l’enquête sur la partie qu’il nomme « Montpellier-Perpignan » du TGV, et du démarrage de ladite enquête courant 2009. Ce tronçon manquant « bouclerait la boucle, de Paris jusqu’à Séville », et, à l’horizon 2030, la traversée de l’Europe par une ligne « Amsterdam – Lisbonne ». Le leader régional terminait par « c’est bien que Perpignan soit sur le site ». Cet énoncé territorial unilatéralement vu du Nord s’est avéré étonnant, comme si Perpignan constituait une simple destination pour le Nord et non un point de départ vers le Nord et le Sud, ou pire, un vulgaire relais.

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