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Le ramdam médiatique déclenché ce jeudi par le nouvel emportement verbal de Georges Frêche a suscité dans l’après-midi une réponse du président de la région Languedoc-Roussillon, qui a mis en avant « une expression populaire utilisée par tous les Français depuis des siècles ». Mais le « délit de sale gueule » exprimé dans la phrase du scandale, « il a une tronche pas catholique », désignant Laurent Fabius, personnalité socialiste française d’origine juive, a provoqué la patronne du PS, Martine Aubry, qui a bombardé le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, comme nouvelle tête de liste socialiste en Languedoc-Roussillon. En parallèle s’est manifesté envers M. Frêche le soutien galvanisé des têtes de liste PS départementales, dont Jacques Cresta pour le Pays Catalan, toutes menacées d’exclusion en cas de solidarité persistante. La suite des événements pourrait relancer le chef de file PS à la mairie de Perpignan, Jacqueline Amiel-Donat, proche de Mme Mandroux, et en concurrence avec Christian Bourquin, patron du PS territorial et président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Lui-même, très proche de Georges Frêche, est aussi et pourtant fabiusien, auprès duquel il s’est affiché à Perpignan pour la dernière fois en avril 2005. Cet imbroglio socialiste ne trouvera issue qu’au second tour des élections régionales, le 21 mars.

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