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La fermeture des sous-préfectures de Céret et Prades pourrait découler de la Révision Générale des Politiques Publiques lancée par le gouvernement. Ces deux administrations, qui desservent 110.000 personnes au total, figurent parmi 115 villes contenues dans un arrêté ministériel paru dans l’indifférence générale au Journal Officiel du 25 juin, selon lequel les sous-préfets doivent être remplacés par des « Conseillers d’administration ». Malgré un démenti formel du secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant, mardi, quant à leur suppression pure et simple, le syndicat Force Ouvrière s’alerte. Le secrétaire général de sa branche préfectorale, Bruno Landri, affirmait vendredi dans les éditions du groupe Midi Libre que l’état souhaite « confier le sale boulot à des conseillers d’administration, donc à des agents qui se saborderont eux-mêmes ». Parmi les attributions des sous-préfectures, la production de documents d’identité incombera d’ailleurs prochainement aux mairies, dont certaines relaient déjà ce service. Les délais d’application de cette réforme restent flous mais une mobilisation syndicale est prévue le 2 octobre pour défendre les préfectures et surtout les sous-préfectures. Cette évolution semble accompagner la carte judiciaire et la carte hospitalière, appliquées à Céret et à Prades.

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