Langue

L’étonnant come-back public du candidat divers droite à la dernière élection municipale de Perpignan, François Rivière, directement passé d’une candidature, malheureuse, soutenue par le très droitier Mouvement pour la France, à une entrée directe au sommet du Parti Radical (PR) des Pyrénées-Orientales, est source de tensions. Après Jean-Paul Alduy, président de l’Agglomération Perpignan-Méditerranée et vainqueur de ladite élection, très réservé sur l’accession du rival aux côtés de son ancien poulain désormais répudié, Fabrice Villard, à la présidence du parti situé à la gauche de la droite, la conseillère générale perpignanaise Véronique Vial-Auriol, élue de la majorité municipale, s’émeut dans un communiqué posté ce vendredi soir. Rappelant son attachement aux « valeurs démocratiques » et à « l’éthique », l’élue informe que les 200 militants du PR ont désigné démocratiquement, mercredi 2 décembre, un président et un comité départemental, mais qu’après ce scrutin interne, la présidence « est devenue une co-présidence » Villard-Rivière. Cet épisode ultralocal n’aurait pas, selon l’élue, de « légimitité », et obéirait à un jeu « troublant ». Dénonçant une « OPA », Mme Vial-Auriol vient de quitter la direction territoriale du parti de Jean-Louis Borloo, tout en restant adhérente.

Partager