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La Clau
Sénatoriales: les chevènementistes cherchent leur place en Pays Catalan
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Les souverainistes du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement cherchent leur place dans les élections sénatoriales, pour lesquelles ils alignent deux candidates, supplées par deux hommes, dans les Pyrénées-Orientales. Mais au milieu de 12 candidatures contenant principalement des offres de gauche, de centre et de droite, respectivement incarnées par les trois grands candidats que sont Christian Bourquin, Jean-Paul Alduy et François Calvet, le parti national de gauche, débusque un argumentaire singulier. Selon son secrétaire départemental, Olivier Amiel, le MRC « est le seul parti à respecter les institutions de la République », car il présente deux candidats. Cette affirmation, lancée ce mercredi, sous-entend que les principales forces en présence ne défendent pas des duos de candidats d’un bord identique, à l’instar du dissident socialiste Christian Bourquin, exclu mais objectivement membre du parti de Martine Aubry, tandis que l’autre candidat de cette même mouvance, Charles Campigna, reste membre du parti. Les candidatures de Jean-Paul Alduy et François Calvet peuvent également êtes visées par cette critique, car le premier est membre du Parti Radical, en voie de rupture avec l’UMP, tandis que le second est purement UMP. Selon M. Amiel, le MRC fait montre d’exemplarité « en ne jouant pas le jeu politicien contre-nature des alliances à géométrie variable ».

Dans ce scrutin peu favorable aux formations minoritaires, dans lequel prévaut la connaissance et l’aura personnelle des candidats, l’entrée en lice des souverainistes de gauche représente cependant une gageure. Mais au-delà, le Pays Catalan reste un territoire d’intérêt pour la formation chevènementiste, qui y trouve un appui certain, dans les proportions qui lui correspondent.

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