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La Clau
Sénatoriales: Amiel-Donat dénonce « Les voix n’ont pas d’odeur »
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La cadence accélérée des tournées de candidats aux élections sénatoriales du 25 septembre, et les campagnes menées, fournissent des surprises en Pays Catalan. Cette échéance provoque une hyperactivité chez le président apparenté socialiste de la région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, présent sur plusieurs fronts, invariablement symboliques, et non-économiques. Dans une stratégie efficace en matière de visibilité, le vice-président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales s’est illustré le 23 juillet pour l’inauguration d’un sentier pédestre dans le secteur de Corbère-les-cabanes. On l’a aperçu dans le milieu taurin, le 25 juillet lors de la présentation à Perpignan de la féria de Millas, puis à l’occasion de la « Féria du livre » de la même ville, le 6 août 2011. Ce mardi, le même candidat, cette fois-ci aux côtés des rivaux Jean-Paul Alduy, parrainé par le Parti Radical-UMP et François Calvet, soutenu par l’UMP, accompagnait le préfet des Pyrénées-Orientales dans la région de la Cerdagne, pour la pose de la première pierre de l’abattoir transfrontalier du secteur, la signature d’un Pôle d’Excellence et la visite du chantier de la garderie de la commune de Saillagouse.

Mais la stratégie de M. Bourquin est sévèrement réprouvée par la tenante du socialisme régulier en Roussillon, Jacqueline Amiel-Donat. Ce mercredi, dans une communication publique, la conseillère municipale de Perpignan a lancé la formule « Les voix n’ont pas d’odeur ». Déplorant la convoitise du candidat théoriquement proche de ses idées, l’élue dénonçait « quelque chose de pathétique dans le comportement du Parti Socialiste 66 ». Selon son appréciation, le « n’importe quoi » est de mise, avec pour illustration un soutien « ostensible » au postulant à la mairie du Barcarès, Alain Ferrand, dissident UMP, nettement marqué à droite. Mme Amiel-Donat n’a pas hésité à condamner des « amitiés nouvelles » avec des élus de droite, « devenus tellement utiles ». L’opposante de gauche à la mairie de Perpignan, dont la vivacité verbale s’exprime régulièrement, a mis en avant des « leaders » socialistes, sans cependant citer personne, « qui défient le parti dont ils sont exclus (…) en en s’agenouillant pour implorer et quémander les voix des grands électeurs (de tous bords) pour les sénatoriales ».

La méthode choisie par M. Bourquin, auquel le statut d’exclu du PS permet une habile position critique envers le parti, tout en pouvant s’en revendiquer proche, emplit de confiance l’intéressé. En fin de semaine dernière, lors d’une inauguration de passage, le candidat s’exprimait sobrement sur l’élection à venir, en déclarant à ses proches« l’affaire est dans le sac ».

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