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Sur la lancée de ses 10 premières années en tant que sénateur des Pyrénées-Orientales, Jean-Paul Alduy a officialisé, ce vendredi à Perpignan, le nom du suppléant avec lequel il se représente aux grands électeurs du territoire. Il s’agit de Bernard Remedi, maire de Prats-de-Mollo, qui compose avec le président de l’agglomération Perpignan-Méditerranée un tandem issu à 100% de la région du Vallespir, où la famille Alduy puise ses racines. Cette équipe positionne le maire-adjoint de Perpignan, membre du Parti Radical, associé à l’UMP jusqu’en janvier prochain, avec une personnalité sans étiquette, classée à droite et compatible avec les sensibilités de gauche. Détenteur d’un certain pragmatisme des missions de terrain, M. Remedi, également conseiller général, est président du groupe des non-inscrits de l’assemblée départementale. M. Alduy, qui s’appuie nécessairement sur un bilan, s’est fait remarquer le mois dernier en présentant les conclusions d’une mission Pôle Emploi, service dont il a déploré les sous-effectifs au niveau national et un besoin de “culture de la performance ».

L’aptitude à embrasser un large spectre politique peut aussi être revendiquée par le candidat Christian Bourquin, président de la région Languedoc-Roussillon. Apprécié par le sénateur sortant Paul Blanc, très UMP, qui ne se représente pas, comme par l’ancien président du Conseil Général René Marquès, ancien UDF, M. Bourquin compte ouvertement sur certaines sympathies de droite. Parallèlement, la candidature du maire UMP du Soler, François Calvet, devrait bénéficier de la force du parti présidentiel, mais pourrait subir une fenêtre de tir plus restreinte. L’offre proposée par ces trois grands candidats, l’un à double-étiquette, l’autre avec une seule, l’autre sans, est soumise aux suffrages de quelque 1200 parlementaires, conseillers généraux, conseillers régionaux, adjoints et délégués communautaires. Seuls deux sièges sont à pourvoir pour ce scrutin, qui attire également la participation du candidat socialiste Charles Campigna. Dans le camp souverainiste, le Front National présente Robert Sultan, précédemment candidat aux élections cantonales sur la Côte Vermeille, tandis que le Mouvement Républicain et Citoyen est représenté par Chantal Décosse, conseillère municipale de Céret, et Maryse Gomez, conseillère municipale de Saint-Laurent de la Salanque. Pour sa part, le Front de Gauche présente Phlippe Galano, conseiller municipal communiste de Cabestany.

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