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En toute logique, la politique sécuritaire de la mairie de Perpignan déplaît aux forces de gauche, plus particulièrement au Front de Gauche. La fédération rassemblant le Parti Communiste et le Parti de Gauche dénonce, dans un communiqué du 9 mai, ceux « qui ont fait le choix de surfer sur des peurs irraisonnées et irrationnelles » et affirme percevoir la même « vision étriquée«  chez le maire UMP, Jean-Marc Pujol, son adjoint Pierre Parrat, et le Front National. La formation menée par Jean-Luc Mélenchon estime que le sentiment d’insécurité persiste malgré l’implantation de « 140 caméras de surveillance en moins de 10 ans » par la « municipalité de droite ».

Vers une offre politique aux municipales de 2014

Préfigurant les élections municipales de 2014, le Front de Gauche convoque une « assemblée citoyenne », le 14 mai, Salle des Libertés, à proximité de la cathédrale de Perpignan. Cette réunion répondra à plusieurs interrogations, dont « La question de la sécurité peut-elle être réduite à cette perception de certains citoyens ? » ou encore « N’y a-t-il pas un travail d’éducation, de sensibilisation à mener (…) pour faire reculer un certain nombre d’incivilités qui alimentent ce sentiment d’insécurité ? ». A gauche du Parti Socialiste, le Front de Gauche de Perpignan, qui obéit à au programme programme national « L’Humain d’abord« , présenté à la présidentielle et aux législatives de 2012, souhaite abolir « l’insécurité sociale ». Il dénonce à Perpignan une « différence de traitement des quartiers » qu’il juge contribuer à une « stigmatisation de certains secteurs de la commune (…) entretenue à des fins électoralistes ».