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La loufoquerie du Parti Socialiste en Roussillon et en Languedoc, virtuellement scindé par sa direction parisienne suite à l’affaire Frêche, produit un premier exemple concret en Pays Catalan, à guère plus d’un mois du premier tour des élections régionales. En effet, la première invitation-presse de la tête de liste PS sans investiture, Christian Bourquin, portant sur la présentation, vendredi à Perpignan, des axes de la campagne, écarte le logo du parti, comme le site de campagne régional « languedocroussillon2010.com ». Mais ce document est lancé par le premier Secrétaire Fédéral du PS des Pyrénées-Orientales, Jacques Cresta en personne, convaincu de la victoire par un dernier sondage TNS-Sofres Logica, publié mardi, qui donne 32% à l’actuel président de la région Languedoc-Roussillon. Ce PS non-autorisé, disposant d’une logistique historique, s’apprête à se heurter au PS autorisé, incarné par Jacqueline Amiel-Donat, chef de l’opposition PS à la mairie de Perpignan, qui viserait, à la faveur d’un basculement de finances du parti, une permanence de campagne proche d’un bâtiment historique de la ville. A moins d’un revirement centralisé, l’issue des élections démontrera si l’application à Perpignan des ordres nationaux aura été un faux divorce ou un début de refondation socialiste, avec le Languedoc-Roussillon pour laboratoire.

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