Langue

Lasse de décisions centralisées à Paris, la présidente du Mouvement Démocrate catalan, tête de liste pour les Pyrénées-Orientales aux élections régionales, Chantal Gombert, a abandonné ses fonctions ce jeudi. Dans un communiqué virulent, l’ancienne conseillère municipale de Perpignan considère que sa formation politique démontre une « dégénérescence de la démocratie », dispose d’une « ligne politique floue » et surtout, dans le cadre des élections régionales, « renie le vote de ses militants ». Mme Gombert signale ainsi un « dirigisme parisien », à rapprocher de l’affirmation, ce mardi, de Christian Bourquin, tête de liste PS du territoire, selon lequel les droits des militants territoriaux du PS « ont été bafoués par 40 bobos parisiens », dans le cadre de l’affaire Frêche. Concernant le parti centriste, le départ de sa présidente départementale, élue à ce poste en septembre 2008, est issu de la nomination, par François Bayrou, du médiatique Patrice Drevet, à la place de Marc Dufour, désigné par les militants. Mme Gombert, qui juge ce remplacement comme une « peoplelisation » des candidats, « quitte cette formation pseudo démocrate », dont la présidence aiguise déjà des appétits certains à Perpignan.

Partager