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Le second tour des élections régionales en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées justifie des prises de position et ralliements de formations politiques éliminées au premier tour, mais aussi d’autres, ou encore de structures non politiques. Dans ce bal des communiqués, le candidat du centre et de la droite Dominique Reynié est proprement hors-jeu.
La Fédération Syndicale Unitaire (FSU), premier syndicat enseignant, justifie sa prise de position, dans une déclaration générique : «Face à l’augmentation de l’influence de l’extrême droite en capacité de diriger plusieurs exécutifs régionaux, nous ne pouvons pas rester silencieux». Son secrétaire dans les Pyrénées-Orientales, Gérard Gironell, dénonce une «imposture anti-économique, anti-sociale et anti-démocratique» à propos du Front National. La Gauche Républicaine de Catalogne (ERC), soutien de la liste de premier tour «Nouveau monde», menée par Gérard Onesta (Europe Ecologie), rallié à la liste socialiste dirigée par Carole Delga, dénonce une «fausse alternance droite-gauche», évite d’évoquer la candidate pour mieux faire référence à M. Onesta : «Il a, lui, notre confiance». Pour le collectif autonomiste SEM, une victoire du FN «représenterait un danger rédhibitoire pour de nombreuses associations» culturelles. Cette structure estime que Carole Delga peut fournir une «plus ample reconnaissance pour l’identité catalane et le territoire».

CDC annonce le « déclin du Pays Catalan »

La formation Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) s’extrait du débat commun pour évoquer des élections qui «programment le déclin du Pays Catalan, car le Parti Socialiste, les Républicains et le Front National, partagent une vision toulousaine (…) Pour preuve, aucun débat n’a réuni les têtes de listes départementales des Pyrénées-Orientales». Le parti centriste vise toutes les forces en présence, et n’appelle à voter pour personne : «le PS a le culot d’inventer le «bilan positif» du Languedoc-Roussillon, leader français du chômage. Le FN promet des solutions fantasques, qui dépassent les compétences régionales, à moins d’obtenir l’autonomie politique qu’il combat. Les Républicains jouent les professeurs hors-sol, étrangers aux problématiques de Perpignan, du Roussillon, du Vallespir, du Conflent, de la Cerdagne, du Capcir et des Fenouillèdes».

Le FN signale un «sondage bidon» et ses nouveaux soutiens

Auteur de 6 communiqués en moins de 24 heures, le Front National des Pyrénées-Orientales reste le parti champion en la matière. Ce jeudi 10 décembre, il dénonçait déjà le sondage Ifop publié ce vendredi 11 décembre les journaux du groupe la Dépêche du Midi, notamment l’Indépendant, en Pays Catalan. Le parti de Marine le Pen conteste les 43% attribués à Mme Delga, les 35% dont est crédité son candidat Louis Aliot et les 22% revenant au candidat de la droite et du centre, Dominique Reynié. Ces chiffres n’ayant pas été communiqués au préalable à M. Aliot, comme à l’accoutumée, le FN voit une «énième manipulation grossière dans le même acabit que les derniers sondages bidons pour Marine – Le Pen, dnlr – ou Marion – Maréchal – le Pen – ndlr-, pour casser la dynamique du FN». Parallèlement, la formation d’extrême droite reçoit le soutien de Roger Belkiri, ancien délégué du parquet de Perpignan, en charge de la lutte contre les discriminations. Il bénéficie aussi de la sympathie appuyée de Patricia Boissy, ancienne secrétaire générale de Châsse, Pêche, Nature et Tradition (CNPT).

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