Langue
Réforme territoriale : Montpellier veut partager le pouvoir avec Toulouse
Langue

La future région regroupant le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ne devra pas centraliser tous les pouvoirs à Toulouse, selon le président de la première des deux. Dans un communiqué, Damien Alary suggère une « gouvernance partagée », projet qu’il a présenté le 19 décembre à l’assemblée régionale. Cette formule transitoire réunirait les directions politiques et administratives des deux régions actuelles, ainsi que les groupes politiques élus. Une « Commission mixte territoriale » évaluerait l’impact de l’union, déterminerait le nom de la région, attendu au 1er juillet 2016, et choisirait sa capitale. Cet organe fixerait la « répartition des pouvoirs et centres de décision » ou encore l’organisation territoriale des services.

Montpellier ne veut pas devenir Perpignan

Confiant dans le concept de fusion, sujet à interprétations, le successeur de Christian Bourquin défend aussi son personnel : « Aucune mobilité géographique ne doit être imposée ». Mais la réforme en cours, vouée à renforcer l’efficacité des régions françaises et à réduire les coûts, induit par définition des réductions de masse salariale. Arroseur arrosé, Montpellier redoute de rejoindre le statut de Perpignan, en étant satellisé par une ville plus grande. A titre d’exemple, l’élection de Damien Alary à la présidence de l’Établissement public de coopération culturelle du Mémorial du Camp de Rivesaltes, le 17 décembre, s’est déroulée à Montpellier, bien que Perpignan dispose d’une Maison de la Région, entre la gare et la FNAC.