Langue

L’annonce d’un redécoupage des régions françaises effectuée le 14 janvier par François Hollande correspondrait davantage à une stratégie de diversion qu’à une rationalisation de moyens, selon les Jeunes Populaires des Pyrénées-Orientales. Dans un communiqué en date du 21 janvier, la jeunesse de droite majoritaire décèle un « nouvel appât » gouvernemental voué à éluder la « dégringolade » de la « cote de popularité » présidentielle. Le responsable des Jeunes Pop, François Lietta, déplore que Jean-Marc Ayrault ait écarté dès 2012 la réforme des élections territoriales « voulue par Nicolas Sarkozy », qui devait faire siéger des « conseillers territoriaux » dans les régions et des conseils généraux.

De son côté, la fédération de Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) dans les Pyrénées-Orientales estimait le 17 janvier que ce territoire n’a « toujours pas trouvé sa place au sein d’une région Languedoc », à laquelle le parti d’Artur Mas ôte volontairement son appendice « Roussillon ». L’institution régionale est « centrée sur Montpellier », qui « marginalise et accapare chaque jour davantage subventions et infrastructures », selon la formation centriste. Avertissant qu’un ralliement à Toulouse, proposé « il y a déjà quarante ans », CDC estime que cette solution situerait Perpignan « à la marge d’une autre région ». Mettant en avant le « caractère géographique transfrontalier » des Pyrénées-Orientales, et leurs « besoins et des enjeux spécifiques », le parti catalan sollicite les « outils juridiques français », permettant de faire naître une « collectivité territoriale unique, qui fusionne les services du département et de la Région dans les Pyrénées-Orientales« . Cette nouvelle région positionnerait le territoire « dans l’espace euro-régional européen en construction ».

Partager

Icona de pantalla completa