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La victoire du «non» au référendum de dimanche 5 juillet en Grèce suscite des prises de position contrastées à Perpignan. Parmi les communiqués transmis sur le sujet ce lundi 6 juillet, le parti souverainiste Debout la France a salué la mise en place de la consultation malgré la «menace des eurobéas, des banquiers et de quelques leaders européens prêt à sacrifier une génération de grecs pour sauver la rente et les fortunes de quelques uns». La mouvance de Nicolas Dupont-Aignan savoure les 61,31% créditant l’opposition aux réformes suggérées par le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne. Le parti souhaite une société dans laquelle la base serait davantage écoutée et invite les élus à revoir le «redécoupage ridicule des régions» et le «renforcement des agglos et des métropoles au détriment des communes et des départements». De son côté, le Parti de Gauche souhaite la tâche d’huile en territoire français. « Le combat des peuples grec et européens contre les politiques d’austérité n’est pas terminé» , affirme la formation souverainiste de Jean-Luc Mélenchon.

CDC assimile Le Pen à Mélenchon

Sur une tout autre ligne, Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) renvoie dos-à-dos Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui ont félicité abondamment le peuple grec : «ces deux faux adversaires sont d’accord sur l’essentiel et s’opposent au partage de valeurs communes au sein d’un espace politique élargi». Le parti centriste appelle les citoyens à «rester vigilants» sur ces «tacticiens politiques» qui sont «unis sur le bloc unique de la déconstruction européenne». Il souligne son «indéfectible attachement à l’ouverture» et son opposition aux «replis identitaires» dont le Front National et le Parti de gauche seraient porteurs.

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