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La disparition de la région Languedoc-Roussillon provoquée par la naissance de sa fusion avec Midi-Pyrénées, le 1er janvier, semble améliorer les relations entre Perpignan et Montpellier. Si le rôle de capitale assumé depuis 1972 par la seconde des deux villes a parfois éclipsé la première, l’année 2016 confirme une amitié nouvelle entre leurs maires, Jean-Marc Pujol et Philippe Saurel. Déjà, il y a près d’un an, les deux hommes s’étaient retrouvés dans un cadre nouveau, à Perpignan, en marge des institutions classiques, pour peser dans la grande Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Ils estimaient alors que la nouvelle entité administrative régionale «ne pourra vraiment décoller qu’à la condition que les maires des grandes villes et leurs conseils municipaux puissent être associés directement aux grands défis qui se présenteront».

Des réunions régulières

Ce jeudi 28 janvier, MM. Pujol et Saurel ont renouvelé leurs échanges, à Montpellier, sur un certain pied d’égalité car la hiérarchie d’une capitale régionale vers sa « province » a disparu. Le premier préside en effet Perpignan Méditerranée Métropole, le second Montpellier Méditerranée Métropole. Dans une déclaration ultérieure, Jean-Marc Pujol annonce un «tournant dans la construction régionale» car les deux villes partagent la « même vision stratégique sur de nombreux faits et projets, notamment en ce qui concerne l’émergence de nos deux territoires au sein de la nouvelle grande région ». Parmi les priorités, les deux maires-présidents s’engagent à faire avancer le dossier du TGV Perpignan-Montpellier. Leurs rencontres seront régulières et leur envie de concret, pour les habitants, semble rivée parmi leurs convictions.

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