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Le président de la Région Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin, a été définitivement condamné à deux mois de prison avec sursis, ce jeudi 23 janvier en soirée, dans le cadre de l’affaire « Synthèse », du nom d’une ancienne agence de communication montpelliéraine actuellement nommée Sens Inédit. Cette procédure, dont nous retraçons les péripéties depuis 2010, est désormais conclue, après le rejet en cassation d’un pourvoi de l’actuel secrétaire de la section socialiste de Perpignan et ancien président du conseil général des Pyrénées-Orientales, le même Christian Bourquin. La peine, prononcée le 30 octobre 2012 par la cour d’appel de Bordeaux, suite à une première décision du 12 janvier de cette même année, émise par la quatrième chambre correctionnelle de la capitale aquitaine, concerne un délit de « favoritisme”. Elle met en scène Christian Bourquin et le communiquant Pascal Provencel, fondateur et PDG du Groupe Lisa Lou, qui comprend notamment l’agence Sens Inédit, poursuivi pour “recel de favoritisme”. Le principal objet du délit liant ce proche du Parti Socialiste au successeur de Georges Frêche est le logo officiel du Conseil général des Pyrénées-Orientales, conçu en 1999 et ornant d’innombrables supports en Pays Catalan.

L’UMP du Conseil général disqualifie J. Cresta, candidat PS aux municipales de Perpignan

Dans une réaction transmise quelques minutes après le verdict définitif, le conseiller général UMP Jean Rigual, chef de l’opposition au sein de l’assemblée départementale des Pyrénées-Orientales, recommande à Christian Bourquin de « se tenir à carreau pendant encore 4 quatre ans » au sein du Conseil régional Languedoc-Roussillon et de ne « pas être condamné dans les autres affaires qui sont en cours ». Il rappelle l’ouverture, le 17 décembre 2012, d’une enquête préliminaire du parquet de Montpellier, au sujet de « prétendus faits similaires de favoritisme« impliquant M. Bourquin, cette fois-ci en sa qualité de président régional, et son « ami et conseiller en communication » Pascal Provencel. L’opposant UMP dénonce « l’affairisme patent d’une partie de la gauche locale », qui devrait « empêtrer » le candidat aux municipales de Perpignan Jacques Cresta, un « suppôt du système Bourquin ». Au passage, le conseiller général estime que l’avocat Jean Codognès, ancien socialiste passé chez Europe Ecologie – Les Verts (EELV), peut « apparaître comme une alternative sérieuse » à M. Cresta. En effet, un accord national concernant Perpignan, mais aussi Arras et Montreuil, prévoit de réserver la tête de liste de la gauche PS-EELV à la seconde formation, chose acquise pour la ville du Pas-de-Calais. L’espoir de M. Codognès, fondé sur une notoriété et une expérience supérieures à celles de M. Cresta, est renforcé par cette éventualité.

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