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Un mystérieux Parti Nationaliste Nord Catalan (PNAC) a lancé ce lundi 9 juin une campagne pour une Région catalane. Dans un communiqué d’accompagnement, cette formation fondée en 2008 décrit Perpignan comme une « ville-croupion » et défend une « Collectivité territoriale de Catalogne du Nord ». Au sein du débat en cours sur la réforme territoriale, cette suggestion reprend le concept créé en 1982 à Perpignan par l’Union pour la Région Catalane (URC). Cette organisation, soutenue par une frange du Parti Socialiste des Pyrénées-Orientales et plusieurs personnalités, comme Paul Alduy, maire de Perpignan, n’a jamais atteint le débat public et a disparu.

Une réforme « tragique » pour la Catalogne du Nord

En continuité de l’idée d’une région scindée du Languedoc, les partis politiques Unitat Catalana, depuis 1986, le Bloc Català en 2002 puis Convergence Démocratique de Catalogne (CDC) depuis 2006, ont abordé cette question. A ce titre, le 5 juin, CDC estimait que la fusion entre le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées peut être « tragique (…) pour notre Catalogne du Nord ». Anticipant aussi sur l’effacement du département des Pyrénées-Orientales, ce parti centriste craignait de voir « disparaître l’identité catalane en France ». Le PNAC tente le premier de revigorer cette revendication, en partant de l’extrême-droite. En guise de démonstration de cette appartenance, lors des européennes, le 19 mai, ce parti dénonçait une « immigration massive et incontrôlée originaire du tiers-monde » comportant des « conséquences quotidiennes particulièrement nocives sur notre mode de vie ».

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