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Au pied du Canigou se trame cette semaine l’avenir de la Catalogne du sud, à l’occasion du forum intellectuel, scientifique et politique constitué par l’Université Catalane d’Eté. Plusieurs débats contradictoires, exclusivement consacrés à la Catalogne sous administration espagnole, y sont organisés en présence de hautes personnalités du territoire. Dans cette ambiance de luxe, Joan Laporta, président du Football Club Barcelone voilà encore quelques semaines, est attendu ce samedi. Il apparaîtra en leader politique récemment déclaré, président du parti « Democràcia catalana », qui approche les 20.000 adhérents, et du mouvement « Solidaritat catalana ». Coupant l’herbe sous les pieds d’un indépendantisme parfois fanatique, limité à prôner l’émancipation de la couronne d’Espagne, M. Laporta, l’homme du « coup d’après », envisage aussi un Etat catalan, intégré à l’Union Européenne, mais en termes d’avantages. Selon lui, la Catalogne érigée en pays permettrait de « millors pensions, millors salaris, menys impostos, més beneficis per a les empreses, millors infrastructures, i un ensenyament de millor qualitat ». Au-delà de l’enthousiame, son but affiché, celui de souder la myriade d’organisations souverainistes, voire de siphonner les partis proches, se heurte aux rapports de force. C’est ainsi que le Lycée Renouvier de Prades, en vase clos mais en Catalogne du nord, abrite d’importantes tractations.

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