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Dans l’attente des élections sud-catalanes du 25 novembre, promises à fournir une majorité de députés indépendantistes au Parlement catalan, une poussée souverainiste est en place au Parlement basque. Un scrutin organisé le 21 octobre pour renouveler cette chambre composée de 75 sièges a donné 27 députés au Parti Nationaliste Basque (PNB), centriste et conservateur, hésitant sur la question indépendantiste, et 21 députés à la coalition progressiste indépendantiste Euskal Herria Bildu (rassemblement du Pays Basque). Ces élections, qui fixent une majorité potentiellement favorable à la création d’un Etat basque, laissent sur les marges le Parti Socialiste du Pays Basque, actuel détenteur de la présidence, et le très droitier Partido Popular, qui disposent respectivement de 16 et 10 députés. Pour sa part, le parti Union Progrès et Démocratie (UPyD), de sensibilité de gauche centralisée, a obtenu un seul député.

Indépendantisme de droite, du centre et de gauche

Ce scrutin avait une valeur historique, compte tenu de son organisation un an après la disparition de l’organisation terroriste ETA, créée en 1959. La gauche « abertzale », littéralement « patriote », frappée d’interdiction en 2003, 2007 et 2009, en raison d’accointances avec ETA, s’est transformés en la coalition « Bildu », début 2011. Peu après, cette nouvelle composante politique s’adjugeait 123 mairies sur un total de 251 au sein du territoire basque espagnol, qui comporte 2,2 millions d’habitants. Bildu, plus que le PNB, revendique un Pays Basque intégral, comprenant 7 provinces, dont les deux zones sous administration français.

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