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La Clau
Pour retrouver le calme, la ville de Saint-Estève revotera à l’automne
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Pressentie depuis une dizaine de jours, la tenue d’élections municipales anticipées est devenue certaine fin octobre ou début novembre à Saint-Estève, l’instable deuxième ville du Pays Catalan. Après un effritement de sa majorité, le maire socialiste, Elie Puigmal, secoué depuis 2009 par une affaire opaque d’attribution de marché, aujourd’hui annulée, au producteur de spectacles Boitaclous, emploie la stratégie administrative. Ses 16 colistiers fidèles, parmi une assemblée de 33 élus, ont en effet fait parvenir leur démission en fin de semaine dernière à la préfecture des Pyrénées-Orientales, à Perpignan, selon une révélation effectuée ce lundi par la station France Bleu Roussillon. Une première série de démissions de 9 élus du groupe majoritaire à la rentrée 2009 a été suivie, entre octobre 2009 et juin 2010, de conseils municipaux houleux et stériles, entrecoupés d’une période de convalescence de M. Puigmal, par ailleurs conseiller général. Cet été aura été propice à la démission de deux autres de ses colistiers, plaçant le premier magistrat en progressive minorité. Mais celui-ci prépare déjà sa prochaine liste et prend de court une opposition, très critique mais éclatée en trois groupes, notamment composée de dissidents de la majorité, du centriste Jean-Jacques Vila et du président des jeunes UMP des Pyrénées-Orientales, François Lietta.

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