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L’aménagement de la déviation de la commune de Marquixanes, soit 7 km sur la route nationale 116, n’est pas inclus dans le plan Etat-Région 2015-2020. Cette décision, prise le 20 juillet par le préfet du Languedoc-Roussillon, Pierre de Bousquet, et le président de la même région, Damien Alary, était révélée à Perpignan ce 28 août. Parmi les réactions politiques, le sénateur LR François Calvet souligne un choix «mortifère pour l’économie», car il «fragilisera le développement du tourisme et notamment nos stations de ski». Le parlementaire regrette que ce projet, déclaré d’utilité publique en 2008, soit écarté par l’Etat et voit un département «une fois encore oublié de Paris», avec l’exemple d’une route reconnue comme accidentogène.

1 milliard d’euros pour le Grand Paris

Pour sa part, Convergence Démocratique de Catalogne fait un parallèle avec le projet de TGV Perpignan-Montpellier et l’aéroport de Perpignan, déclassé en 2007. Selon le parti centriste, l’état a choisi de «gâter les autres territoires», selon une «inégalité géographique». Il relève que le gouvernement réserve 1 milliard d’euros au Grand Paris, 250 millions à l’aéroport de Notre-Dame des Landes et 10 millions à la candidature de Paris aux J.O. de 2024. Cette dernière somme devait soutenir la déviation de Marquixanes, mais le contrat de plan prélève 9 millions pour pourvoir continuer le chantier de la déviation de Joncet, plus haut dans la vallée du Conflent. CDC estime que le développement «est ailleurs» car «l’inégalité géographique est reine» et que les habitants des Pyrénées-Orientales sont «abandonnés par l’Etat avec la complicité de la Région». En 2009, sur la foi des informations officielles, nous annoncions pour 2015 l’entrée en service de la route à 2X2 voies Ille-sur-Têt/Prades, par Marquixanes. Au total, ce projet est évalué à 150 millions d’euros.

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