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Une polémique financière surchauffe la ville de Saint-Estève, 11.000 habitants, au Nord de l’agglomération de Perpignan, sur fond d’accointance municipale avec l’association artistique Boitaclous. Cet opérateur de spectacles créé en 1983 à Perpignan, où il a réussi à mobiliser un très large public autour de spectacles préalablement validés par l’audiovisuel parisien, a en effet déposé, dès septembre 2008, auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI), la marque « Saint-Estève, capitale du spectacle » vouée à labelliser Saint-Estève par l’organisation de 90 spectacles échelonnés sur 15 mois. Le détonateur principal de l’affaire en cours réside dans l’attribution d’un marché public, mais bien plus tard, le 2 juin 2009, à l’opérateur Boitaclous, face à un concurrent, Anim’Passion, également perpignanais, suivie du versement au premier d’une aide pharaonique de 750.000 euros, par la mairie de Saint-Estève. Boitaclous s’avérerait ainsi vainqueur, dès le départ, d’un appel d’offre de façade, dans une opération désormais visée par la justice, par l’intermédiaire du tribunal administratif de Montpellier, au motif de favoritisme, tandis que la préfecture des Pyrénées-Orientales observe les faits avec attention. A Saint-Estève, l’opposition UMP dénonce les faits, tandis que les absences d’élus PS lors des deux derniers conseils municipaux font enfler le malaise qui entoure le maire socialiste, Elie Puigmal.

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